Les différents types de contrats : classification, forme et contrat cadre
Les différents types de contrats en droit français : classification du Code civil, contrat cadre, contrats commerciaux et de travail, forme écrite et signature.

Signez un document et vérifiez la preuve vous-même.
Commencer maintenantAvant de parler de types de contrats : les trois conditions de validité
Un bon de commande fournisseur lundi, un accord de confidentialité mardi, un CDD jeudi. Les différents types de contrats qui traversent une PME ne s'écrivent pas de la même façon, et la même question revient à chaque signature : qu'est-ce qui vous engage, et jusqu'où.
Le Code civil commence par une définition. L'article 1101 décrit le contrat comme un accord de volontés destiné à créer, modifier, transmettre ou éteindre des obligations. Rien sur la forme : un échange de mails clair suffit.
Sa validité tient ensuite à trois conditions, posées par l'article 1128 : le consentement des parties, leur capacité de contracter, un contenu licite et certain. Trois, pas quatre.
Deux articles gouvernent tous les types de contrats. L'article 1102 pose la liberté contractuelle, dans la limite de l'ordre public. L'article 1103 en tire la conséquence qu'on oublie vite : les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits. Reste à les écrire, et notre méthode pour rédiger un contrat reprend ces bases.
Les oppositions du Code civil, avec un exemple pour chacune
| Critère | Article | Les formes | Exemple |
|---|---|---|---|
Régime applicable | 1105 | Nommé / innommé | Vente / contrat de référencement |
Obligations | 1106 | Synallagmatique / unilatéral | Prestation de services / promesse unilatérale de vente |
Contrepartie | 1107 | À titre onéreux / à titre gratuit | Licence payante / prêt à usage sans loyer |
Certitude | 1108 | Commutatif / aléatoire | Contrat de maintenance / contrat d'assurance |
Formation | 1109 | Consensuel / solennel / réel | Bon de commande / donation / prêt avec remise des fonds |
Négociation | 1110 | De gré à gré / d'adhésion | Contrat fournisseur négocié / CGU d'un logiciel |
Architecture | 1111 | Contrat cadre / contrat d'application | Accord fournisseur annuel / bon de commande mensuel |
Durée | 1111-1 | Exécution instantanée / successive | Vente d'un lot / abonnement mensuel |
La classification des contrats, critère par critère
Le tableau se lit par couples, des articles 1105 à 1111-1 du Code civil, et chaque couple décide des règles supplétives qui s'appliqueront quand votre document restera muet. C'est là que naissent les litiges, pas dans les définitions.
Deux lignes pèsent plus lourd que les autres. Celle de la négociation : un contrat d'adhésion, dont les conditions ne se discutent pas, s'interprète contre celui qui l'a rédigé. Et celle de la formation : un contrat solennel mal formé n'est pas imparfait, il est nul.
Les critères se combinent, et un même document relève de plusieurs types de contrats à la fois. La frontière avec un simple accord, elle, se joue exactement là.
Trois conditions de validité, pas quatre
L'article 1128 du Code civil énumère trois conditions : consentement, capacité, contenu licite et certain. La quatrième dont parlent encore beaucoup de sites, la cause, a été absorbée par la notion de contenu lors de la réforme de 2016. Elle n'existe plus comme condition autonome.
Les différents types de contrats utilisés par une entreprise
Les contrats commerciaux d'une PME française tiennent en une douzaine de types de contrats, rarement plus. Le premier mérite un traitement à part : il commande tous les autres dès que la relation dure.
Le contrat cadre, défini par l'article 1111
L'article 1111 du Code civil le définit sans détour : le contrat cadre est un accord par lequel les parties conviennent des caractéristiques générales de leurs relations contractuelles futures, des contrats d'application venant en préciser les modalités d'exécution. Deux conséquences pratiques en découlent. La première tient à la durée : on signe un cadre pour organiser une relation qui va se répéter, pas pour une opération isolée. La seconde tient à la preuve : c'est le cadre qui fixe la méthode de prix, les délais et la responsabilité, et c'est donc lui que vous produirez en cas de désaccord sur une commande précise, bien avant le bon de commande lui-même.
Contrat cadre ou contrat d'application : qui crée l'obligation
Le cadre fixe l'architecture. Le contrat d'application déclenche l'opération : un bon de commande porte la quantité, la date et le prix définitif, donc l'obligation ferme. Signer le cadre n'oblige personne à commander, sauf clause de volume.
Ne pas confondre avec l'accord-cadre de la commande publique
Un acheteur public qui parle d'accord-cadre ne parle pas de la même chose. L'article L2125-1 du Code de la commande publique en fait une technique d'achat : il présélectionne des opérateurs et fixe les règles des commandes à venir, sous obligation de publicité et de mise en concurrence. La durée plafonne à quatre ans pour les pouvoirs adjudicateurs et à huit ans pour les entités adjudicatrices, sauf cas exceptionnel dûment justifié. Un fournisseur qui répond à un marché public et signe par ailleurs des contrats cadres privés vit donc sous deux régimes, avec deux vocabulaires presque identiques et des conséquences très différentes en cas de rupture.
Le prix fixé unilatéralement, et sa limite
Peu de guides l'expliquent. L'article 1164 du Code civil autorise, dans les contrats cadre, la fixation unilatérale du prix par une partie, à charge pour elle d'en motiver le montant en cas de contestation. En cas d'abus, le juge peut accorder des dommages et intérêts et prononcer la résolution. La clause utile n'est donc pas celle qui donne ce pouvoir, mais celle qui décrit comment le prix sera motivé : indice public, barème annexé, délai de préavis avant application. Sans elle, la motivation s'improvise le jour du litige, et elle s'improvise mal.
Les clauses qu'un contrat cadre doit porter
Objet et périmètre, modalités de commande, prix ou méthode de prix, délais, durée, renouvellement et résiliation, exclusivité, confidentialité, propriété intellectuelle, responsabilité, règlement des différends. La clause de force majeure mérite une relecture à part.
Où l'on rencontre des contrats cadres
Distribution et référencement, accords fournisseurs à commandes répétées, maintenance, logistique, conseil, prestations informatiques, sous-traitance. Le point commun tient en une phrase : la relation dure, les commandes se répètent, et le prix se rediscute sans qu'on veuille tout renégocier.
Les onze autres types de contrats d'une PME
- Contrat de prestation de services : le plus courant en B2B. L'obligation y est de moyens ou de résultat, et cette qualification décide de la preuve.
- Contrat de vente : transfert de propriété contre un prix, souvent formé par simple bon de commande accepté.
- Le bail commercial loge l'activité. Durée, loyer et renouvellement relèvent d'un statut propre, plus protecteur du locataire.
- Contrat de sous-traitance : un tiers exécute une part d'un marché dont vous restez responsable devant votre client.
- Contrat de distribution : la revente de vos produits par un tiers, avec ou sans exclusivité territoriale. Terrain naturel du contrat cadre.
- La franchise va plus loin : marque, savoir-faire et assistance continue contre redevance, le franchisé restant indépendant.
- Contrat de licence : un droit d'usage sur un logiciel, une marque ou un brevet, sans cession de propriété.
- Accord de confidentialité : le NDA encadre ce qui circule pendant une négociation. Notre modèle commenté de NDA détaille les durées à prévoir.
- Les CGV font exception. L'article L441-1 du Code de commerce en fait le socle unique de la négociation commerciale, sous peine d'une amende pouvant atteindre 15 000 euros pour une personne physique, 75 000 pour une personne morale.
- Le contrat d'agent commercial confie un mandat de négocier au nom de l'entreprise. Son régime indemnitaire de rupture surprend beaucoup de dirigeants.
- Plus léger, le contrat d'apporteur d'affaires rémunère une mise en relation, sans mandat de représentation.
Dernière précision : la clause de non-concurrence s'insère dans plusieurs de ces types et ne vaut qu'assortie de limites de durée et d'espace.
Les types de contrats de travail : CDI, CDD, intérim, alternance
Le Code du travail traite le contrat de travail comme un contrat de droit commun, sans forme imposée par principe (article L1221-1). Le CDI est présenté partout comme la forme normale de la relation de travail : c'est une lecture de la jurisprudence, pas la lettre de l'article.
Le CDD reste l'exception encadrée. L'article L1242-1 interdit d'y recourir pour pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise, et l'article L1242-2 en ferme la liste des motifs : remplacement, accroissement temporaire d'activité, emploi saisonnier, remplacement d'un chef d'entreprise, CDD d'usage. L'intérim relève de l'article L1251-1 et met trois acteurs en scène : mise à disposition entre l'agence et le client, mission avec le salarié.
Quatre formes se confondent souvent. Le CDI de chantier ou d'opération (article L1223-8) est un CDI, pas un CDD. Le portage salarial (article L1254-1) superpose une relation commerciale et une relation salariale. L'apprentissage (article L6221-1) et la professionnalisation (article L6325-1) sont des contrats de travail à part entière ; la convention de stage, non. Sur la frontière avec l'indépendance, salarié ou prestataire indépendant traite la requalification.
Les contrats de travail, leur fondement et la règle qui les distingue
| Type de contrat | Fondement | Règle à retenir |
|---|---|---|
CDI | Code du travail L1221-1 | Droit commun, aucun terme, forme libre sauf disposition contraire de la convention collective |
CDD | Code du travail L1242-1 et L1242-2 | Motifs limitatifs ; ne peut pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente |
Contrat de mission (intérim) | Code du travail L1251-1 | Relation à trois : mise à disposition entre l'agence et le client, mission avec le salarié |
CDI de chantier ou d'opération | Code du travail L1223-8 | C'est un CDI ; suppose un accord de branche étendu, ou un usage habituel au 1er janvier 2017 |
Portage salarial | Code du travail L1254-1 | Superpose une relation commerciale et une relation salariale, par deux contrats distincts |
Contrat d'apprentissage | Code du travail L6221-1 | Contrat de travail de type particulier : alternance entre l'entreprise et le CFA |
Contrat de professionnalisation | Code du travail L6325-1 | Vise une qualification ; 16-25 ans, demandeurs d'emploi de 26 ans et plus, bénéficiaires de minima sociaux |

Contrats fournisseurs, contrats cadres et contrats de travail n'obéissent pas aux mêmes règles de forme.
Quels types de contrats peut-on signer électroniquement
Presque tous. L'article 1366 du Code civil donne à l'écrit électronique la même force probante que le papier, à deux conditions : que son auteur soit dûment identifié, et que l'écrit soit conservé dans des conditions qui en garantissent l'intégrité. L'article 1367 définit la signature, qui identifie son auteur et manifeste son consentement, et réserve la présomption de fiabilité aux procédés conformes au décret n° 2017-1416 du 28 septembre 2017, c'est-à-dire à la signature qualifiée au sens du règlement eIDAS (UE) n° 910/2014.
Sur les vingt et un types de contrats nommés dans cet article, quinze relèvent de la forme libre, cinq d'un écrit imposé par le Code du travail (CDD, contrat de mission, apprentissage, professionnalisation, portage salarial), et un seul, la vente d'un immeuble, reste devant notaire.
L'adoption suit, avec un écart net selon la taille. En 2024, 89 % des PME françaises utilisaient une solution de signature électronique contre 57 % des TPE, selon l'étude YouGov France pour Lex Persona reprise par Archimag.
Les exceptions sont rares. L'écrit imposé par le Code du travail peut être électronique, jamais verbal. Restent les actes que la loi confie au notaire, la vente d'un immeuble en tête, où la signature électronique de droit commun ne suffit pas.
L'image de signature collée dans un PDF ne vaut pas signature
C'est l'erreur de forme la plus répandue dans les TPE. Coller un scan de sa signature manuscrite dans un PDF ne produit ni identification de l'auteur ni garantie d'intégrité, les deux conditions de l'article 1366 du Code civil. Devant le juge, le document redevient un commencement de preuve, à vous de reconstituer le reste. Un procédé de signature électronique, même simple, journalise ce qu'un scan ignore.
Modèles de contrats et suivi du portefeuille contractuel
Un modèle n'est pas un contrat, mais il évite de réinventer la clause de responsabilité chaque lundi. La bibliothèque de modèles de contrats couvre les types de contrats les plus fréquents en PME, prestation de services et NDA en tête.
Avant d'en choisir un, deux questions suffisent : combien d'opérations la relation va-t-elle produire, et qui pose le socle contractuel. Une livraison unique appelle un contrat isolé, des commandes qui se répètent sur douze mois appellent le couple contrat cadre plus contrats d'application, et celui des deux documents qui arrive en premier, vos CGV ou le contrat du client, impose ses délais de paiement et sa clause de responsabilité.
Reste la partie que personne n'aime : savoir ce qui est signé, avec qui, jusqu'à quand. Les équipes juridiques françaises parlent de contrathèque pour désigner ce référentiel unique, et le mot dit bien ce qu'il faut, un endroit plutôt que cinq boîtes mail. La gestion des contrats y ajoute les échéances et les tacites reconductions.
Un contrat modifié en cours de route ne se réécrit pas : il se complète par un avenant, qui suit le sort du contrat d'origine.
Au-delà de la typologie, notre guide de la gestion des contrats reprend le cycle de vie complet, de la rédaction à l'archivage.
Partir d'un modèle plutôt que d'une page blanche
Les modèles de contrats de Chaindoc se remplissent, se signent et s'archivent au même endroit, avec la preuve attachée au document.
Voir les modèles de contratsQuels types de contrats sortir en premier, selon votre taille
Si vous êtes seul ou à moins de dix, trois types de contrats couvrent le démarrage : la prestation de services, l'accord de confidentialité et des CGV à jour. Signez en électronique simple, et conservez le fichier de preuve, pas seulement le PDF.
Le seuil suivant arrive vers dix salariés. Sortez le couple contrat cadre plus contrats d'application pour vos trois plus gros fournisseurs : c'est là que l'article 1164 devient utile, et là que se perdent le plus de marges.
Passé la cinquantaine de salariés, la question n'est plus la typologie mais l'inventaire. Comptez vos contrats par type, repérez ceux qui se reconduisent tacitement dans les six mois, décidez qui les relit. Nos tarifs partent d'une facturation au document, plutôt que d'un siège par personne.
Un dernier conseil : écrivez le type de contrat en tête du document. Un contrat cadre de fourniture et un bon de commande numéro 12 ne se lisent pas pareil deux ans plus tard, devant un juge qui ne vous connaît pas.

Le type de contrat décide de la forme, et la forme décide de la preuve.
Sources
Les textes sur lesquels repose cet article, dans l'ordre où il s'y appuie.
- 1.Code civil, article 1101 : définition du contrat · Légifrance
- 2.Code civil, articles 1105 à 1111-1 : les classifications du contrat · LégifranceNommé et innommé, synallagmatique et unilatéral, onéreux et gratuit, commutatif et aléatoire, consensuel, solennel et réel, gré à gré et adhésion.
- 3.Code civil, article 1111 : le contrat cadre et les contrats d'application · Légifrance
- 4.Code civil, article 1128 : les trois conditions de validité · Légifrance
- 5.Code civil, article 1164 : la fixation unilatérale du prix dans les contrats cadre · Légifrance
- 6.Code de la commande publique, article L2125-1 : l'accord-cadre · LégifranceDurée plafonnée à quatre ans pour les pouvoirs adjudicateurs, huit ans pour les entités adjudicatrices.
- 7.Code de commerce, article L441-1 : les conditions générales de vente · LégifranceSocle unique de la négociation commerciale ; amende jusqu'à 15 000 euros pour une personne physique, 75 000 pour une personne morale.
- 8.Code du travail, article L1221-1 : le contrat de travail · Ministère du Travail
- 9.Code du travail, articles L1242-1 et L1242-2 : le recours au CDD · Ministère du TravailInterdiction de pourvoir durablement un emploi permanent, et liste fermée des motifs.
- 10.Code civil, article 1366 : force probante de l'écrit électronique · Légifrance
- 11.Décret n° 2017-1416 du 28 septembre 2017 relatif à la signature électronique · Légifrance
- 12.Usage de la signature électronique en France : les chiffres 2024 · ArchimagÉtude YouGov France pour Lex Persona : 89 % des PME, 57 % des TPE.
Questions fréquentes
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Le droit français raisonne d'abord par grandes oppositions plutôt que par liste fermée : nommé ou innommé, synallagmatique ou unilatéral, à titre onéreux ou gratuit, commutatif ou aléatoire, consensuel, solennel ou réel, de gré à gré ou d'adhésion, contrat cadre ou contrat d'application, à exécution instantanée ou successive. Ces couples figurent aux articles 1105 à 1111-1 du Code civil. En pratique commerciale, on nomme ensuite les contrats par leur objet : prestation de services, vente, bail, sous-traitance, distribution, franchise, licence, confidentialité, travail. Les deux plans se superposent, une vente étant à la fois nommée, synallagmatique et à titre onéreux.
C'est un accord par lequel les parties conviennent des caractéristiques générales de leurs relations contractuelles futures, selon l'article 1111 du Code civil. Il fixe le périmètre, la procédure de commande, la méthode de prix, la durée et les responsabilités, sans détailler chaque opération. Ce sont les contrats d'application, commandes ou ordres de mission, qui viennent ensuite préciser les modalités d'exécution. On le rencontre surtout dans les relations fournisseurs à commandes répétées.
L'un pose l'architecture, l'autre exécute. Le contrat cadre fixe les conditions générales, la méthode de fixation du prix, la durée et la résiliation, sans obliger personne à commander, sauf engagement de volume expressément écrit. Le contrat d'application déclenche une opération précise et porte la quantité, la date et le prix définitif : c'est lui qui crée l'obligation ferme. Son contenu dépend du cadre auquel il se rattache, d'où l'intérêt d'y renvoyer expressément.
Non, et la confusion coûte cher en appel d'offres. Le contrat cadre relève du Code civil et régit une relation privée. L'accord-cadre est une technique d'achat public définie à l'article L2125-1 du Code de la commande publique : il présélectionne un ou plusieurs opérateurs pour les commandes à venir, sous règles de publicité et de mise en concurrence, avec une durée plafonnée à quatre ans pour les pouvoirs adjudicateurs et à huit ans pour les entités adjudicatrices, sauf cas exceptionnel dûment justifié.
Oui. L'article 1164 du Code civil permet de convenir que le prix sera fixé unilatéralement par une partie, à charge pour elle d'en motiver le montant en cas de contestation. En cas d'abus, le juge peut accorder des dommages et intérêts et prononcer la résolution du contrat.
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