C'est quoi une signature électronique, et quand le droit l'accepte-t-il ?
C'est quoi une signature électronique ? Lisez la définition d'eIDAS et du Code civil, les trois niveaux, des exemples et les actes où le papier reste exigé.

Signez un document et vérifiez la preuve vous-même.
Commencer maintenantQu'est-ce qu'une signature électronique ? La définition
« C'est quoi une signature électronique ? » La question paraît simple, et la réponse du droit est plus large que ce que la plupart des gens imaginent. L'article 3, point 10, du règlement eIDAS la définit comme des données sous forme électronique, jointes ou associées logiquement à d'autres données électroniques, et que le signataire utilise pour signer. Rien de plus. Un nom tapé au clavier entre dans la définition, une case « J'accepte » cochée aussi, un trait tracé au doigt, un code reçu par SMS ou un certificat cryptographique également.
Le droit américain dit la même chose avec d'autres mots. L'ESIGN Act parle d'un son, d'un symbole ou d'un procédé électronique associé à un document et adopté avec l'intention de le signer (15 U.S.C. §7006(5)). Pour un contrat qui traverse l'Atlantique, vous n'avez donc pas à choisir entre deux définitions.
Deux idées se retrouvent dans les deux textes :
- La volonté de signer. Votre nom dans le champ « À » d'un e-mail n'est pas une signature. Le même nom sous « Bon pour accord » l'est très probablement.
- Le lien avec un document précis. La photo de votre écriture, envoyée seule, n'est rattachée à rien.
Voici ce que les pages des éditeurs sautent volontiers. La définition dit ce qui compte. Elle ne dit pas si votre signature résistera à un litige, et c'est une question de preuve, dont traite l'essentiel de cet article. Pour la formule « lu et approuvé » et les cas où l'encre reste de mise, voyez l'article sur la signature manuscrite.
La même idée dans quatre systèmes juridiques
| Où | Texte | Ce qui compte | Ce que le droit promet |
|---|---|---|---|
Union européenne | Règlement eIDAS (UE) n° 910/2014, art. 3, point 10, et art. 25 | Des données sous forme électronique, jointes ou associées logiquement à d'autres données, que le signataire utilise pour signer | Ni l'effet juridique ni la recevabilité comme preuve ne peuvent être refusés au seul motif que la signature est électronique ou non qualifiée ; la signature qualifiée équivaut à la signature manuscrite |
France, procédé fiable | Code civil, art. 1367 | Un procédé fiable d'identification garantissant le lien de la signature avec l'acte | Fiabilité présumée, jusqu'à preuve contraire, si la signature est créée, l'identité du signataire assurée et l'intégrité de l'acte garantie dans les conditions fixées par décret |
France, présomption | Décret n° 2017-1416 du 28 septembre 2017, art. 1 | Un procédé qui met en œuvre une signature électronique qualifiée | Fiabilité présumée jusqu'à preuve du contraire ; la présomption est réservée à la signature qualifiée |
États-Unis, pour les contrats transfrontaliers | ESIGN Act, 15 U.S.C. §7001(a) et §7006(5) | Un son, un symbole ou un procédé électronique associé à un document et adopté avec l'intention de le signer | Pas de perte d'effet au seul motif que la signature est électronique (§7001(a)) |
Le droit protège la forme, pas l'accord
L'article 25, paragraphe 1, d'eIDAS interdit de refuser à une signature son effet juridique et sa recevabilité comme preuve au seul motif qu'elle est électronique ou non qualifiée. L'ESIGN Act dit quelque chose de proche aux États-Unis (§7001(a)). Dans les deux cas, on retire un argument à la partie adverse. Que le contrat engage reste une affaire de droit des contrats, et savoir qui a promis quoi reste une affaire de preuve.
Ce qui compte comme signature électronique : exemples
Presque tout geste que vous faites à l'écran pour dire « je suis d'accord avec ce document » peut être une signature électronique. Les sept procédés du tableau entrent dans la définition d'eIDAS. Ce qui les sépare, c'est la quantité de preuve que chacun laisse derrière lui.
Un nom tapé est-il une signature électronique ? Oui, s'il a été tapé pour signer. Le point faible est l'attribution : n'importe qui ayant accès à votre messagerie a pu le saisir. En pratique, un devis accepté en ligne, un accord de confidentialité validé d'un clic ou un procès-verbal de livraison signé sur tablette ne posent pas de difficulté tant que la loi n'impose aucune forme, puisque les contrats sont par principe consensuels (art. 1172 du Code civil).
L'image scannée est le cas que l'on juge le plus mal. Coller la photo de votre écriture dans un PDF crée bien une signature au sens juridique, mais une signature pauvre : elle ne dit rien de celui qui l'a collée ni de la page quatre, modifiée ou non depuis.
Cela prend une minute : ouvrir le document dans un service de signature, taper ou tracer son nom, confirmer. Le geste est la partie facile. Quand vous signez et envoyez des documents avec Chaindoc, ce qui travaille ensuite, c'est le journal de preuve : qui a ouvert le document, qui a signé, et quand.
Sept procédés de signature électronique et ce qui les prouve
| Procédé | Une signature électronique ? | Ce qui prouve en général l'identité du signataire |
|---|---|---|
Nom tapé à la fin d'un e-mail ou d'un formulaire web | Oui, s'il est tapé avec l'intention de signer | Le contrôle de la messagerie et les échanges autour |
Case « J'accepte » cochée ou clic sur « Valider » | Oui, ce sont des données que le signataire utilise pour signer | Les journaux du serveur, qui relient le clic à un compte et à une version du document |
Signature tracée au doigt ou au stylet | Oui | Le journal de preuve du service de signature, pas le tracé |
Image scannée de l'écriture, collée dans le document | Techniquement oui | Très peu de chose. N'importe qui peut coller une image |
Code à usage unique saisi, reçu par SMS ou par e-mail | Oui | Le contrôle de ce numéro ou de cette messagerie à cet instant |
Dire « d'accord » lors d'un appel enregistré | Aux États-Unis, oui : l'ESIGN Act couvre un « son » ; en France, c'est surtout une question de preuve | L'enregistrement et les vérifications d'identité faites pendant l'appel |
Signature numérique fondée sur un certificat | Oui, et la plus solide | Le certificat, plus une empreinte qui casse si le fichier change |

Le tracé, tout le monde le reconnaît comme une signature électronique. Pris seul, c'est lui qui prouve le moins.
Ce qui rend une signature électronique probante
La loi décide si une signature est permise. La preuve décide si la vôtre l'emporte. Quand quelqu'un dit « je n'ai jamais signé cela », quatre questions se posent, à peu près dans cet ordre.
La volonté : la personne voulait-elle signer ?
Le signataire doit accomplir un geste qui se lit comme un accord : cocher « J'accepte les conditions ci-dessus », cliquer sur « Signer », taper son nom sous « Bon pour accord ». Le silence ne compte pas. Une case cochée d'avance par quelqu'un d'autre non plus. L'article 1367 du Code civil le dit à sa façon : la signature manifeste le consentement aux obligations qui découlent de l'acte.
L'accord sur le procédé : les deux parties l'ont-elles accepté ?
Entre professionnels, il se déduit souvent du comportement : on négocie par e-mail et on signe dans le même service. Mais personne n'est tenu d'accepter votre procédé s'il n'a pas été convenu, et les banques, les assureurs et les administrations imposent volontiers le leur. Une clause dans le contrat coûte moins cher qu'une discussion après coup.
Identification et intégrité : qui a signé, et est-ce le même document ?
L'identification relie la signature à une personne : adresse e-mail vérifiée, code à usage unique, contrôle d'identité, adresse IP et appareil. L'article 1366 pose d'ailleurs les deux conditions de l'écrit électronique : que la personne dont il émane puisse être dûment identifiée, et qu'il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l'intégrité. Pour l'intégrité, une empreinte cryptographique fait le travail. Changez un seul octet et le résultat est tout autre. C'est de l'arithmétique, pas une promesse d'éditeur, et chacun peut la refaire.
La conservation : pouvez-vous encore produire le document ?
C'est le point que presque tout le monde oublie. Un contrat signé qui ne vit que dans le compte d'un prestataire que vous avez résilié depuis est un contrat fragile. Ce que vous pouvez poser sur la table du juge, complet et intact, pèse plus lourd que n'importe quel argument.
La volonté et l'accord se règlent, dans la pratique, par la conception du parcours de signature. L'identification et la conservation sont les endroits où se perdent les vrais litiges.
Code civil : articles 1366 et 1367
Le droit français n'invente pas de signature à part. Il part de la liberté de forme, puis pose, pour l'électronique, quelques conditions.
- 1.L'écrit électronique (art. 1366) a la même force probante que l'écrit sur support papier, à condition que la personne dont il émane puisse être dûment identifiée et qu'il soit établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l'intégrité.
- 2.La signature électronique (art. 1367) identifie son auteur et manifeste son consentement. Elle consiste en l'usage d'un procédé fiable d'identification garantissant son lien avec l'acte auquel elle s'attache.
- 3.La présomption de fiabilité joue, jusqu'à preuve contraire, quand la signature est créée, l'identité du signataire assurée et l'intégrité de l'acte garantie dans les conditions fixées par décret. Le décret n° 2017-1416 réserve cette présomption aux procédés qui mettent en œuvre une signature électronique qualifiée.
Autrement dit, une signature simple reste valable. Si elle est contestée, c'est à celui qui s'en prévaut de démontrer la fiabilité de son procédé. La présomption déplace la charge de la preuve, sans la rendre irréfragable : « jusqu'à preuve contraire » laisse la porte ouverte.
Quand la loi exige un écrit pour la validité d'un contrat, l'article 1174 permet de l'établir et de le conserver sous forme électronique dans les conditions des articles 1366 et 1367. Les exceptions sont traitées plus bas.
Simple, avancée, qualifiée : les trois niveaux eIDAS
Le règlement eIDAS range les signatures électroniques en trois niveaux, tous valables. L'article 25, paragraphe 1, interdit de refuser à une signature son effet juridique et sa recevabilité comme preuve au seul motif qu'elle est électronique ou qu'elle ne satisfait pas aux exigences de la signature qualifiée. Les niveaux décident de ce que vous devrez prouver, pas de votre droit de signer.
Une signature avancée remplit les quatre conditions de l'article 26 : elle est liée au signataire de manière univoque, elle permet de l'identifier, elle est créée avec des données que le signataire peut garder sous son contrôle exclusif, et elle est liée aux données signées de façon que toute modification ultérieure soit détectable.
La qualifiée y ajoute un dispositif qualifié de création de signature et un certificat qualifié. Elle seule équivaut à la signature manuscrite (art. 25, paragraphe 2), et chaque État membre reconnaît celle délivrée dans un autre (art. 24 bis, qui a remplacé en 2024 l'ancien art. 25, paragraphe 3). Pour savoir comment en obtenir une et si cela vaut le coût, voyez notre guide des signatures qualifiées.
Les niveaux eIDAS côte à côte
| Niveau | Critère juridique | Effet juridique | Usage typique |
|---|---|---|---|
Simple | Toute donnée que le signataire utilise pour signer (art. 3, point 10) | Valable et recevable en preuve ; en cas de litige, c'est à vous de prouver ce qui s'est passé | Accords de confidentialité, devis, bons de commande, formulaires RH, la plupart des contrats entre entreprises |
Avancée | Les quatre conditions de l'art. 26 | Valable ; indice plus fort de l'identité du signataire et de l'absence de modification | Contrats de valeur élevée ou transfrontaliers, entrées en relation réglementées |
Qualifiée | Avancée, plus un dispositif qualifié de création et un certificat qualifié (art. 3, point 12) | Équivalente à la signature manuscrite (art. 25, paragraphe 2), reconnue dans tous les États membres (art. 24 bis), présomption de fiabilité du décret n° 2017-1416 | Actes pour lesquels on veut la présomption de l'article 1367 ou la reconnaissance transfrontalière |
Belgique et Suisse
En Belgique, le livre 8 du Code civil (loi du 13 avril 2019) définit la signature de façon à y inclure la voie électronique, et il exige une signature électronique qualifiée pour les actes authentiques dressés sous forme dématérialisée (art. 8.1 et 8.15). La Suisse n'est pas dans l'Union : eIDAS n'y joue pas. Selon l'art. 14, al. 2bis, du Code des obligations, seule la signature électronique qualifiée associée à un horodatage électronique qualifié est assimilée à la signature manuscrite.
Où se place la signature numérique
Les deux expressions sont employées l'une pour l'autre en permanence. Elles ne désignent pas la même chose.
La signature électronique est la notion juridique : la volonté d'une personne d'être engagée, exprimée par voie électronique. La signature numérique est une technique pour y parvenir. Le logiciel du signataire utilise une clé privée, adossée à un certificat délivré par une autorité de certification, pour signer une empreinte du document. Quiconque détient la clé publique peut ensuite vérifier quel certificat a signé et si le fichier a changé.
Ce couple porte un nom chez les spécialistes de la sécurité, la non-répudiation : le signataire peut difficilement nier sa signature, puisque la preuve voyage dans le fichier et non dans la base d'un tiers. À strictement parler, elle prouve seulement que la clé a servi. Que la bonne personne la détenait reste une question de fait.
Toute signature numérique est une signature électronique. La plupart des signatures électroniques ne sont pas numériques, et pour les contrats courants le droit ne l'exige pas. La comparaison détaillée des deux notions traite le côté technique.
Signer est la partie facile. Garder la preuve est le vrai travail
Chaindoc enregistre qui a signé quoi et quand, inscrit l'empreinte de chaque version publiée sur une blockchain publique et exporte le journal de preuve en PDF, que vous conservez. L'offre gratuite comprend cinq signatures par mois, sans carte bancaire.
Voir comment fonctionne la signatureLes actes qu'on ne signe pas électroniquement
On peut signer électroniquement presque tous les documents commerciaux. Les exceptions sont courtes, précises et locales, ce qui explique qu'on trébuche dessus. En France, les voici :
- Les actes sous signature privée relatifs au droit de la famille et des successions. Ils échappent à la règle de l'article 1174, sauf les conventions contresignées par avocats et déposées au rang des minutes d'un notaire (art. 1175)
- Le testament olographe : écrit en entier, daté et signé de la main du testateur (art. 970)
- L'acte authentique reçu par un notaire. Il peut être dressé sur support électronique, mais dans les conditions fixées par décret et par le notaire lui-même, pas dans un service de signature ordinaire (art. 1369)
- La mention écrite de la main même de celui qui s'oblige : elle ne peut être apposée sous forme électronique que si les conditions garantissent qu'elle l'est par lui seul (art. 1174, alinéa 2)
- Les contrats solennels, dont la validité dépend d'une forme que la loi détermine, à peine de nullité (art. 1172)
Exclu ne veut pas toujours dire papier. Pour une mention manuscrite, un procédé sérieux peut suffire. Pour un testament olographe, aucun niveau de signature n'y change rien : il se rédige à la main, point.
Vérifiez le type d'acte avant l'envoi, pas après. Cela prend cinq minutes et épargne souvent un acte à refaire sur papier.
Pourquoi une signature électronique est refusée
Une signature refusée est rarement une signature falsifiée. Presque toujours, ce que vous avez envoyé ne correspond pas à ce dont l'autre partie, ou la loi, avait besoin.
Mauvais niveau. Le destinataire attendait une signature qualifiée, souvent parce que la loi exige une forme particulière, et vous avez envoyé une simple. Renvoyer ne sert à rien : il faut un certificat délivré par un prestataire de services de confiance qualifié.
Aucun accord sur le procédé. Personne n'est tenu d'accepter votre procédé s'il n'a pas été convenu, et les banques, les assureurs et les administrations imposent souvent le leur.
Fichier modifié après la signature. Aplatir un PDF, y ajouter un commentaire ou le réenregistrer dans un autre éditeur peut casser l'empreinte.
Preuve impossible à produire. Sans copie que toutes les parties peuvent conserver et reproduire fidèlement, vous offrez un argument à l'autre camp.
Certificat expiré ou révoqué. Une signature faite quand le certificat était valide peut tenir encore. Il faudra pourtant établir plus tard à quel moment elle a été faite.
Un cas concret
Un fournisseur envoie un contrat-cadre signé. Le service juridique l'ouvre, ajoute un commentaire, enregistre et le transmet à la comptabilité. Celle-ci lance une vérification et obtient un échec. Brève panique.
Rien n'a été falsifié. Le commentaire a réécrit le fichier, son empreinte ne correspond plus à celle prise à la signature, et le contrôle a fait exactement son travail. L'original était intact, la copie non. Si vous ne savez plus quelle copie vous tenez, un contrôle de signature PDF vous dit si la signature correspond encore au fichier.
N'enregistrez jamais à nouveau l'original signé
Ouvrir un PDF signé dans un éditeur puis l'enregistrer, même sans changement visible, peut réécrire le fichier et casser la signature. Sur la copie enregistrée, on ne revient pas en arrière. Archivez l'original exactement tel qu'il est arrivé, passez-le en lecture seule, et ne lisez ni n'annotez qu'un duplicata.
Que vaut une signature électronique sans preuve ?
Pas grand-chose, honnêtement. Alors, c'est quoi une signature électronique, une fois le jargon juridique retiré ? Une étiquette pour une volonté que le droit accepte volontiers, et qu'un juge pèse selon la preuve qui l'entoure.
C'est aussi la mesure à appliquer à un outil de signature. Jugez-le sur la trace qu'il laisse, pas sur l'allure du paraphe :
- Un journal de preuve de la signature horodaté : qui a ouvert, signé ou refusé, avec l'e-mail et l'adresse IP de chaque étape
- Une empreinte du fichier, pour que toute modification ultérieure se voie
- Un export que vous gardez et ouvrez sans l'application du prestataire
- Un stockage qui dure aussi longtemps que la durée de conservation du document, pas aussi longtemps que votre abonnement
Voici ce que fait Chaindoc, puisque vous lisez ceci sur notre blog. Chaque fichier est haché à l'envoi. Quand vous publiez un document, l'empreinte de cette version est inscrite sur une blockchain publique, et la preuve de chaque signataire est enregistrée lorsque la signature se termine. Le journal de preuve et un rapport de vérification s'exportent en PDF, et les fichiers circulent en TLS. Une demande normale invite tout le monde à la fois ; un ordre de signature fixe passe par les circuits d'approbation du forfait Business.
Rien de tout cela ne change le droit. Cela change ce que vous pouvez montrer quand on vous le demande.
Convenez du procédé avant que quiconque signe
La protection la moins chère contre une signature refusée tient en une clause : les parties conviennent que les signatures électroniques, faites comme vous les ferez réellement, les engagent. Elle répond d'un coup à la question du consentement et à celle du procédé. Si vous partez de modèles de contrat, ajoutez-la une fois au texte standard et n'y pensez plus.
Sources vérifiées pour ce guide
État de la vérification des sources : 14 octobre 2026. Les textes évoluent : confirmez la rédaction en vigueur avant de vous y fier pour un acte précis.
- 1.Règlement (UE) n° 910/2014 (eIDAS), version consolidée · EUR-Lex, Office des publications de l'UEArt. 3, points 10 à 12, 24 bis, 25 et 26 (version du 18 octobre 2024)
- 2.Règlement (UE) 2024/1183 (cadre européen relatif à une identité numérique) · EUR-Lex, Office des publications de l'UEModifie eIDAS : l'art. 24 bis remplace l'ancien art. 25, paragraphe 3
- 3.Code civil, article 1366 (écrit électronique) · Légifrance, Direction de l'information légale et administrativeMême force probante que l'écrit papier, si la personne est identifiée et l'intégrité garantie ; vérifié le 14/10/2026
- 4.Code civil, article 1367 (signature) · Légifrance, Direction de l'information légale et administrativeProcédé fiable d'identification ; présomption de fiabilité fixée par décret ; vérifié le 14/10/2026
- 5.Code civil, article 1174 (forme électronique) · Légifrance, Direction de l'information légale et administrativeÉcrit exigé pour la validité d'un contrat ; mention écrite de la main même de celui qui s'oblige (alinéa 2) ; vérifié le 14/10/2026
- 6.Code civil, article 1175 (exceptions) · Légifrance, Direction de l'information légale et administrativeDroit de la famille et des successions ; texte en vigueur depuis l'ordonnance n° 2021-1192 ; vérifié le 14/10/2026
- 7.Code civil, article 1172 (contrats consensuels et solennels) · Légifrance, Direction de l'information légale et administrativeLes contrats sont par principe consensuels ; vérifié le 14/10/2026
- 8.Code civil, article 1369 (acte authentique) · Légifrance, Direction de l'information légale et administrativeL'acte authentique peut être dressé sur support électronique dans les conditions fixées par décret ; vérifié le 14/10/2026
- 9.Code civil, article 970 (testament olographe) · Légifrance, Direction de l'information légale et administrativeÉcrit en entier, daté et signé de la main du testateur ; vérifié le 14/10/2026
- 10.Décret n° 2017-1416 du 28 septembre 2017 relatif à la signature électronique · Légifrance, Journal officielArticle 1 : présomption de fiabilité pour le procédé qui met en œuvre une signature électronique qualifiée ; vérifié le 14/10/2026
- 11.Code civil belge, livre 8 : La preuve (loi du 13 avril 2019) · SPF Justice, Moniteur belgeArt. 8.1 (définitions de la signature) et art. 8.15 (actes authentiques dématérialisés) ; vérifié le 14/10/2026
- 12.Code des obligations suisse (CO), article 14 · Fedlex, Confédération suisseAl. 2bis : signature électronique qualifiée avec horodatage qualifié assimilée à la signature manuscrite ; vérifié dans la version du 1er septembre 2023
- 13.15 U.S.C. §7001 (ESIGN Act), règle générale de validité · U.S. Government Publishing Office, govinfoLa forme électronique ne suffit pas à nier l'effet d'une signature (a)(1) ; vérifié le 14/10/2026
- 14.15 U.S.C. §7006 (ESIGN Act), définitions · U.S. Government Publishing Office, govinfoDéfinition de l'« electronic signature » au point 5 ; vérifié le 14/10/2026
Questions fréquentes
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Oui, s'il a été tapé pour signer. Là où la loi n'impose aucune forme, c'est valable. Le point faible est la preuve : un nom tapé ne dit pas qui l'a tapé. Gardez les e-mails qui l'entourent.
Tout geste électronique qui montre que vous êtes d'accord avec un document précis, quelle que soit la technique : un nom tapé, un clic sur « J'accepte », une signature tracée, un code à usage unique ou une signature numérique fondée sur un certificat. Ce qui compte, c'est l'intention de signer et le lien avec le document. La solidité de chaque procédé dépend ensuite de la preuve qu'il laisse.
En général, oui. L'article 25, paragraphe 1, d'eIDAS interdit de lui refuser tout effet au seul motif qu'elle est électronique. Cela n'engage pas pour autant tous les cas : le contrat doit réunir ses conditions habituelles, et vous devez pouvoir établir qui a signé et que le document n'a pas bougé. Là où la loi impose un acte précis, comme le testament olographe ou certains actes du droit de la famille, la signature électronique ne suffit pas. Et pour la plupart des contrats courants, c'est la preuve qui décide, pas le niveau de signature. Prévoyez donc le journal de preuve avant l'envoi, pas après le litige.
L'article 1366 donne à l'écrit électronique la même force probante que le papier, si la personne dont il émane est dûment identifiée et si l'intégrité est garantie. L'article 1367 définit la signature : elle identifie son auteur et manifeste son consentement, et, quand elle est électronique, elle repose sur un procédé fiable. Cette fiabilité est présumée, jusqu'à preuve contraire, dans les conditions fixées par décret.
C'est le niveau intermédiaire d'eIDAS. Selon l'article 26, elle est liée au signataire de manière univoque, permet de l'identifier, est créée avec des données qu'il garde sous son contrôle exclusif et est liée aux données signées de façon que toute modification ultérieure soit détectable. Elle pèse plus lourd en preuve qu'une signature simple, mais seule la qualifiée équivaut à la signature manuscrite.
Plus de guides sur la signature électronique et la blockchain
Des guides pratiques sur les signatures électroniques, les pistes d'audit blockchain et la gestion sécurisée des documents, pour approfondir ce que vous venez de lire.


